21 juin 2014

Les roses de somerset

Titre original: Roses
Auteur: Leila Meacham
Édition: France Loisirs
Format: Broché
Pages: 654
Catégories: Drame, Romance Historique



Résumé:


Howbutker, Texas, 1916. A la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de la plantation de coton des Toliver, l’une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l’exploitation forestière, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations suivantes ?

Mon avis:


Qu'il est dur de quitter Howbutker et ses habitants! Il aura été difficile pour moi de me mettre entièrement dans la lecture de ce roman à cause de mes autres en cour mais une fois que l'on prend le temps de se poser et de savourer sa lecture, plus rien ne pourra vous faire lâcher Les roses de Somerset. Je vous avoue toutefois une chose, j'avais le ventre noué d'appréhension: le résumé m'avait entièrement conquise mais les avis portés sur ce livre et le début du roman ne laissent aucun doute sur la façon dont l'histoire se finit. Et malheureusement, les histoires d'amour impossible ou compliquées ne sont pas ma tasse de thé! Je suis donc passé par toutes sortes d'émotion, car le livre regorge d'événement plus ou moins tragiques et je ne pouvais m'empêcher de me dire à chaque fois que mes espérances tombaient à l'eau, quel gâchis! 

"Les roses de Somerset", pourquoi ce titre alors que la plantation cultive farouchement du coton? Pour le découvrir, il faut évidemment lire le roman, mais rien ne m'empêche de dire que cela à un rapport avec les fondateurs de la ville, les ancêtres de nos héros. Car les roses tiennent une place très importante dans la vie de Mary, Percy et Ollie Dumont, leur meilleur ami. Elles tiennent une place de choix dans le roman.

Les thèmes abordés nous rendent proches de ses personnages, ils sortent quasiment de la réalité et nous ressemblent avec leur défauts, leur faiblesses et leur courage. L'amour, l'orgueil, le pardon et les regrets sont les grands thèmes des Roses de Somerset. A travers les yeux de trois personnages à la force de caractère remarquable nous parcourons près de quatre-vingt ans de notre histoire et découvrons la vie des habitants de Howbutker.
Nous suivons tout d'abord celle qui influencera le plus le court de l'histoire, Mary Toliver. Âgée de quatre-vingt-cinq ans et mourante, elle décide de retirer à son unique héritière la plantation familiale. Ce choix est dicté par son propre vécu, par sa vie entière de regrets, et elle ne peut supporter l'idée que sa petite nièce trace le même chemin qu'elle et ne soit elle aussi touchée par la malédiction, au prix de Somerset. Elle renoue alors avec ses souvenirs et nous découvrons sa vie, cet héritage qui fait d 'elle, à tout juste seize ans, l'héritière de la famille. Elle est préféré à son frère car elle est la seule à avoir la plantation dans le sang. Malheureusement ce premier bouleversement va en enclencher un autre: l'éloignement affectif de son frère et surtout celui de sa mère, qui sombrera dans la dépression. Décidée et déployant toute son énergie, elle n'aura de cesse de penser à la plantation avant de penser à sa propre vie et son amour pour Percy, héritier lui aussi d'une fabrique familiale sera mise à mal et ils auront des difficultés à se comprendre. Après une ultime confrontation, ils commettrons la plus grande erreur de leur vie qui scellera leur destin à tous jamais.
Cela à été très dur de lire ce passage, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'ils étaient idiots tout les deux, de ne pas se faire confiance et de faire passer, pour elle, cette terre qui n'a jamais rendu heureux ses propriétaires, et pour lui, son orgueil, au dessus de tout. J'aime beaucoup Mary, pour son tempérament, pour toutes les épreuves qu'elle subit. J'aurai voulu la détesté mais je n'ai jamais réussi, j'aime trop ces personnages forts qui ne plient jamais face à l'adversité! Et je ne pouvais pas la haïr à cause de cet amour qu'elle n'aura de cesse de porter à Percy jusqu'à son dernier soupir.

La deuxième partie est consacré à Percy Warwick, qui depuis toujours voue un amour fort et sincère à Mary. Lui ne comprends pas son attachement à Somerset. On peut le comprendre comme on peut comprendre Mary. Je tiens un très grand respect à cet homme qui n'a eu aucun de ses souhaits réalisé et qui accumulera les drames tout au long de sa vie (et j'aurais justement aimé avoir le point de vue de Mary pendant ses épreuves). Percy n'ont plus ne veut pas que l'histoire se répète et que Matt, son petit fils, fasse les mêmes erreurs que lui.
J'aurais aimé ce couple, comme j'aurais pleurer pour eux, avec eux, au fil de leur histoire. Et je ne pouvais que me répéter, quel gâchis!

La dernière partie du livre est consacrée à Rachel, la dernière héritière de Mary, sa petite nièce. Bien que nous la découvrons sur le tas, j'ai tout de même était intéressé par sa vie et par son amour naissant pour Matt le petit fils de Percy. Tout va se jouer dans les derniers chapitres et nous n'avons qu'une hâte, à savoir, ce qui va arriver à nos personnages. Je n'ai pas retrouvé le caractère de Mary en Rachel, bien que tout le monde pense à le croire, et je me suis un peu trompé sur ce fait car c'est une vraie Toliver!

Tout au long du roman, les personnages ne cessent d'évoquer une malédiction planant sur la plantation mais on peut l’interpréter à sa manière. Pour moi ce n'est pas Somerset qui est maudit, mais ce sont les choix de ses propriétaires qui auront un impact conséquent sur leur famille.

Ce livre m'a beaucoup émue, j'aurai eu mal à mon p'tit cœur pour ces personnages que j'ai aimé tout au long de ma lecture. J'ai été cependant gêné par le nombre incroyables de drames qui s'accumulent. Parfois, j'ai eu du mal à trouver cela crédible, à la fin je me suis même dit que trop c'est trop! L'auteur nous dresse trop de malheurs pour que l'on y croit et j'ai trouvé la fin pour le moins abrupte.

Malgré cela, ce roman est à découvrir, l'auteur à une plume très agréable, elle ne s'entiche pas descriptions, ni de longueurs inutile. J'ai dévoré ce livre, impossible de dormir sans connaître la suite. Je ne relirai peut-être pas tout de suite ce roman, même s'il me laissera un bon souvenir, c'est juste pour préserver mon cœur trop sensible! 

C'est un coup de cœur et j'ai vraiment hâte de lire le préquel qui est sorti il n'y pas longtemps, "La plantation", qui relate l'histoire de Silas Toliver, l'ancêtre de Mary et de son meilleur ami Jeremy Warwick qui ont construit la ville de Howbutker.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

ARTICLES POPULAIRES


- "Chez un shinobi, ce n'est pas tant sa manière de vivre que sa manière de mourir qui importe... Et c'est bien sûr ce qu'il aura accompli avant sa mort qu'on le jugera, et pas sur autre chose. Dans un récit, c'est le dénouement qui compte." -

Jiraya